Le principal, c’est l’accessoire

par Kephas

La charge portée à l’encontre de Gaspard Gantzer est minable. Le nouveau conseiller chargé de la communication auprès de l’Elysée est accusé d’avoir consommé de la drogue. Pour une fois bien mal inspiré, Le Lab a retrouvé une image de cet homme fumant ce qui semble constituer un joint. L’intérêt de cette information me laisse songeur. D’une part, rien ne prouve que cela soit un pétard et d’autre part, cet homme n’est pas un personne public, de surcroît, il n’est pas membre du gouvernement – et encore moins ministre de l’Intérieur. Il n’est en aucun cas chargé de lutter contre la drogue. Et si tel était le cas, il serait le mieux à même de juger des conséquences de la consommation de ce produit. Cette transparence est inquiétante. Elle est inquiétante car elle est parcellaire.
Telle l’affaire Aquilino Morelle qui a choqué non par l’évocation d’un conflit d’intérêt supposé avec des laboratoires mais par la présence récurrente d’un cireur particulier au sein même de l’Elysée.
Pensons à Jérôme Cahuzac poursuivi pour avoir possédé un compte bancaire non déclaré à l’étranger. L’origine des fonds n’ayant que peu été questionné. Dernier exemple, l’affaire Tapie. Un arbitre a manqué de mentionner les liens passées avec l’ancien président d’Adidas  Cette faute serait bien plus importante que la gestation catastrophique du Crédit Lyonnais, nationalisé, ayant conduit à la situation actuelle. Je conçois absolument que le symbole est important mais de là à ce que l’accessoire supplante le principal, je ne suis pas convaincu de la justesse de cet état de fait.

 

Kephas

 

Publicités