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Un catho à contre-courant

Mois : février, 2014

Cinq bonnes raisons de se réjouir du changement de présidence à la tête de Radio France.

« Cette maison a grand besoin de changement ». De l’aveu même d’un cadre de Radio France, le départ de Jean-Luc Hees de Radio France était devenu nécessaire. Son remplacement annoncé il y a quelques heures, par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, par Mathieu Gallet est une excellente nouvelle.

La mise en cause de l’actuelle direction de Radio France peut paraître sévère. Au regard de son action passée, cette conclusion semble évidente. Cependant, il convient de l’étayer précisément en confrontant les paroles aux actes (*).

Au préalable, revenons sur l’audition de Jean-Luc Hees qui présentait son projet pour le service public de la radio, le 7 avril 2009, devant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (**).

« Ma légitimité, ce sont les contenus des antennes », a-t-il déclaré. Quant à ces contenus, ils sont « ce que veut un honnête homme », à savoir des contenus touchant « l’information, la culture, la religion, la science, le football, etc. » (…). Selon lui, le président-directeur général de Radio France doit être « un diapason pour les gens, « une référence morale », notamment en termes de responsabilité.

 Confrontons-la à la réalité

1. Un mensonge premier

Pensons au mensonge de Jean-Luc Hees lorsqu’il promit, devant le CSA, de ne pas embaucher Philippe Val pour diriger France Inter. La réalité fut toute autre.

2. Philippe Val: l’erreur de casting

A peine arrivé, Philippe Val licencia Stéphane Guillon et Didier Porte au profit de Raphaël Mezrahi et de Gérald Dahan qui restèrent à peine deux mois à l’antenne avant d’être évincés. Un premier échec.                                                                                           Au lieu de miser sur des programmes de qualité, Philippe Val a préféré axer ses émissions sur la superficialité en embauchant des personnalités médiatiques: Alessandra Sublet et Frédéric Lopez. Si les programmes télévisés de Frédéric Lopez sont intéressants et si Alessandra Sublet a un talent certain pour l’animation, force est de constater que copier RTL par sa volonté de prendre des têtes d’affiche n’est pas une bonne solution. Un deuxième échec.                                                           Enfin, les audiences sont mauvaises. En novembre-décembre 2008, France Inter avait une audience cumulée de 10.6% contre 10,3 aujourd’hui. Un ultime échec.

 3. L’information: un « entre-soi fatal »

« Nous sommes un peu trop entre nous et pas assez avec les Français« , estime Jean-Luc Hees, le président de Radio France, lui-même ancien patron de la station. « Il faut davantage s’ouvrir à ceux qui ne pensent pas comme nous, poser des questions qui méritent de l’être même si cela peut nous déplaire », insiste-t-il. La station n’aurait, par exemple, pas traité avec suffisamment d’esprit critique la question de la filiation lors des débats sur le mariage pour tous. Sans pour autant verser dans les émissions interactives basées sur les témoignages d’auditeurs qui font le succès de RMC, France Inter gagnerait à ouvrir son micro à de nouveaux interlocuteurs afin de mieux saisir »l’humeur du pays », considère Jean-Luc Hees, qui n’a pas encore fait savoir s’il briguerait un nouveau bail au terme de son mandat, qui s’achève mi-2014.

Cette confession permet de démontrer que Jean-Luc Hees avait tort de considérer Radio France comme étant une référence morale.

Allant dans ce sens, la décision du directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor, montre le mépris affiché à l’encontre des instances religieuses. En effet, il a été décidé unilatéralement de modifier les heures des émissions religieuses sur France Culture.Décision critiquée par les Eglises Chrétiennes. Il faut néanmoins concéder la belle progression de cette radio en l’espace de quelques années. Son audience a ainsi augmenté de près de 50 pour cent en quatre ans.

4. Le Mouv’: l’hécatombe

On ne peut pas reprocher à Jean-Luc Hees d’avoir délaissé le Mouv’. Durant son mandat, il y eut trois directeurs successifs à la tête de cette radio, le déplacement de son siège social de Toulouse à Paris ainsi que deux changements éditoriaux. A pure perte. Crédité d’un pour cent d’audience en janvier 2009, Le Mouv’ a divisé son audience par deux malgré un nombre d’émetteurs en augmentation.

5. France Bleu et le numérique, un succès réel

Néanmoins, le tableau n’est pas totalement noir. Deux succès sont à créditer à Jean-Luc Hees: avoir su relancer France Bleu et avoir ancré Radio France dans la modernité numérique. Pour France Bleu, ce mérite revient à Anne Brucy qui a fédéré les stations locales en leur donnant une identité commune tout en leur laissant une marge de manoeuvre certaine. Anne Brucy a néanmoins été limogée par Jean-Luc Hees. Autre réussite, la modification de la présence du service public radiophonique sur internet à travers la mise en place de sites internet plus pratiques et le développement accru du son (les podcasts) et de l’image (l’installation de caméras).

6. Mathieu Gallet, l’arrivée opportune d’un technocrate

Au regard de cette situation, l’arrivée annoncée et confirmée de Mathieu Gallet est une excellente nouvelle. Sa jeunesse aurait pu être une entrave. Elle est un atout. Il  sait que les médias ne peuvent plus simplement informer sans tenir compte des autres flux d’information. Fort de son expérience au sein du ministère de la Culture et auprès de l’INA, Mathieu Gallet a une double ambition (***). Celle de la cohérence et de la prise de risque. Ne plus faire de « mini France Inter » mais offrir une identité propre à chaque chaine. Renforcer l’information européenne et internationale sur France Inter et le sport et l’investigation sur France Info. France Bleu a réussi sa mutation en assumant son positionnement, celui de la proximité. Proposer aux auditeurs un service clair et de qualité est indispensable. Il est permis de croire qu’il est nécessaire de dépasser le simple cadre des bonnes intentions telles que celles qui prévalaient chez Jean-Luc Hees. La réalité des enjeux semble être au coeur du projet du nouveau président de Radio France. Espérons que le succès l’accompagne.

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(*) Il s’agit de comparer des audiences enregistrées sur une même période à savoir entre novembre-décembre 2009 à novembre-décembre 2013. Pour avoir un bilan plus précis, il faudra attendre juin prochain. En effet, il sera alors possible de comparer les audiences de mars-avril 2010 et mars-avril 2014 (soit avant et après le mandat de Jean-Luc Hees).

(**) (Article rédigé par Jean-Gabriel Bontincky et publié dans La Correspondance de la Presse le 9 avril 2009)

(***)Synthese Projet stratégique M Gallet

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Pourquoi Anne-Marie Escoffier peut-être l’atout maître de Jean-Marc Ayrault ?

th-1« Dans notre Etat, beaucoup de pouvoirs sont de pure forme. Les titres les plus longs dissimulent des postes inoccupés, des compétences sans attribution ». Cette citation qui est extraite de Jours de pouvoir de Bruno Le Maire pourrait parfaitement convenir à Anne-Marie Escoffier. Ministre déléguée auprès de la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la Décentralisation. Ce haut fonctionnaire demeure, malgré sa nomination à ce poste en 2012, quasi inconnue.  Pourtant, François Hollande et Jean-Marc Ayrault pourraient en faire un ministériat essentiel. Depuis trente ans, la France a la tentation de mettre fin au jacobinisme qui caractérise notre pays. Portée en son temps par Jean-Pierre Raffarin et Jean-Paul Delevoye, la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 a conféré aux régions de nouvelles compétences et consacré l’autonomie des collectivités territoriales. Il s’agit notamment de la gestion des personnels non enseignants des lycées, de la totalité de la formation professionnelle et de l’organisation des transports ferroviaires régionaux. Cette loi a également posé le principe de l’autonomie financière des collectivités territoriales tout en instaurant le référendum décisionnel local ainsi qu’un droit de pétition.  François Hollande a annoncé, courageusement, qu’il voulait « mettre un terme aux enchevêtrements et doublons ». Il n’écarte pas la fusion des régions.

Pourquoi ne pas alors s’inspirer d’Alexis de Tocqueville qui, dans La démocratie en Amérique, souhaitait cette décentralisation ? Est ainsi affirmé:

Les avantages politiques que les Américains retirent du système de la décentralisation me le feraient encore préférer au système contraire.

Pourquoi ne pas profiter du fait que la gauche est naturellement proche des syndicats afin de faire cette réforme, en douceur ? En réduisant le nombre de communes et en supprimant les départements. Et donner enfin à ce ministère la place qu’il mérite. Majeure.

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Se reconnaître libéral, serait-ce un gros mot ?

« Pour commencer, il y a souvent erreur sur la définition du libéralisme qui n’est ni une idéologie ni une doctrine économique, mais plus simplement une philosophie basée sur un double principe fondamental : le droit prime l’État, et l’individu l’emporte sur la collectivité, ce qui est le cas, par exemple, aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Suisse. Or, en France, c’est tout le contraire : l’État est supérieur au droit, et le collectif l’emporte sur le citoyen avec comme conséquence que le social passe avant l’économie. L’État peut même y changer le droit selon les nécessités ou les majorités du jour, ou selon les circonstances historiques. Les Américains ont la même Constitution depuis l’origine, tandis que la France, pendant la même période, a vu passer deux empires, deux ou trois monarchies, cinq constitutions républicaines, sans compter quelques régimes hybrides, comme le Consulat ou Vichy. »

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Le commerce équitable est-il équitable ?

« Bien entendu qu’il est équitable ! Telle sera la conclusion de ce billet. On ne voudrait pas heurter gratuitement ceux qui militent généreusement pour cette nouvelle forme de responsabilité dans le commerce international. Simplement, la conclusion ne va pas de soi. A certaines conditions, le commerce équitable œuvre dans le sens d’un optimum collectif des producteurs et des consommateurs. A d’autres non »

La suite est ici

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Pourquoi suis-je (désormais) très heureux d’aller à la messe chaque dimanche ?

HostieAvec l’Eglise, j’ai toujours eu un rapport particulier. Né prématuré à six mois, j’ai été baptisé par un prêtre quelques heures après ma naissance et élevé dans un milieu pratiquant, j’ai toujours eu l’habitude d’aller à la messe chaque dimanche. Comme Pascal-Emmanuel Gobry, je conçois toutes les réserves que l’on peut faire sur cette pratique. Pendant plusieurs années, je n’avais pas d’entrain à me rendre à la messe. Je n’y étais pas heureux. Je suivais mes parents. Certes, j’avais été au catéchisme et j’ai pu bénéficier du formidable catéchisme familial dont je recommande l’enseignement mais j’étais exaspéré. Exaspéré par ces rites répétitifs, par cet acte de contrition (Je confesse à Dieu tout-puissant). Exaspéré par cette prière de supplication (Kyrie) et par ce chant de louange (Gloire à Dieu). Exaspéré surtout par la Profession de foi (notamment le symbole de Nicée-Constantinople que je trouvais long) et par la prière universelle dont l’intérêt me semblait limité et la portée dérisoire. En réalité, je n’avais qu’une vision étriquée de l’Eglise qui était limitée à une simple image que je considérais comme un apparat vieillissant. J’ai évolué. Les JMJ m’y ont aidé. Benoit XVI, également. Madrid a été un choc. Je n’étais pas le seul à prier. Nous étions nombreux. Très nombreux. Plusieurs millions. Cette situation, j’en avais évidemment conscience mais la constater a été d’une importance considérable. Toutes proportions gardées, je suis comme Saint Thomas: J’ai besoin de voir pour croire. J’ai vu. J’ai cru. Aujourd’hui, je me rends à la messe. Seul. Et je repense à cette histoire. A mon histoire. La messe est une cérémonie essentielle. Pour entrer la prière, il faut du temps. et ces rites sont indispensables pour vivre avec force les Lectures et l‘Eucharistie. De de ces Journées Mondiales de la Jeunesse, j’en tire deux leçons. Que rien, non rien, n’est impossible. Il suffit d’être patient. Et de chercher. Aussi.

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La Manif’ pour Tous: Bilan et (auto)critique

En créant ce blog, jamais je n’aurai pensé aborder autant les questions de société. Je voulais évoquer des sujets qui me semblaient prioritaires, il s’agissait pour moi de mettre au coeur de ma réflexion les débats économiques. Discuter de la société nécessite une finesse que je ne pensais pas avoir -l’ai-je aujourd’hui ?-et je ne suis pas convaincu d’avoir toujours fait preuve du tact nécessaire. L’élection de François Hollande m’a mis devant le fait accompli: catholique, il m’a semblé important de m’exprimer et de donner les raisons de mon opposition à cette loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. En effet, je suis conservateur sur le plan des moeurs. Dans l’ensemble des articles évoquant l’IVG ou la loi Taubira, je n’ai eu de cesse la volonté de prendre du recul sur l’actualité mais inévitablement, j’ai failli à cette nécessité. Aujourd’hui, plusieurs mois après le vote de la loi, il m’a semblé important de revenir une fois pour toute sur ces évènements.

En premier lieu, il s’agit pour moi d’apporter une précision que j’estime importante. Je connais à titre personnel certaines « figures » de la Manif’ pour tous. En particulier, Nicolas qui est un ami, et ce depuis trois ans. Je ne porterai aucun jugement sur son action mais tiens à apporter quelques précisions. Je concède volontiers que je n’ai pas forcément eu l’attitude qu’il aurait pu attendre de moi. J’ai douté de son comportement et le regrette amèrement. Nous en avons parlé. J’ai cru les propos et le portrait défavorable que l’on a fait de lui. C’était une erreur. Il ne faut jamais croire aux assertions répétées sans prendre la peine de les vérifier. C’est pourquoi, je tiens à revenir sur mon engagement contre la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux homosexuels. Ayant discuté longuement avec plusieurs personnes homosexuelles ces derniers jours, depuis la publication de mon dernier article,  je souhaitais mettre les choses au clair. Définitivement.

A plusieurs reprises, j’ai estimé qu’il était nécessaire de mettre en place une société de la reconnaissance. D’admettre l’ensemble des individus et de comprendre les prises de position de chaque groupe ou minorité de la société sans toujours les approuver mais concevoir qu’ils existent et qu’ils doivent être écoutés. Il est hors de question de gouverner selon les desiderata de ces minorités et je n’approuve pas le programme de la fondation Terra Nova qui prône ce moyen de gouvernance .

De manière inattendue, les opposants à la Manif’ pour Tous et les défenseurs de cette loi avaient un dessein commun: celui de ne pas être caricaturé. Hélas, les attaques incessantes portées contre la Manif’ pour Tous dont les manifestants étaient jugés comme les représentants-des-heures-les-plus-sombres de notre histoires ont été ignobles et faux. Les attaques portées par le sénateur Jean-Pierre Michel contre les centaines de milliers de personnes ayant défilé dans la rue étaient abjectes, Néanmoins, force est de constater que les opposants à la loi Taubira ne sont pas tous exempts de tout reproche. Loin de là. Lier pédophilie et inceste à l’homosexualité comme l’a fait le député Jacques Bompard ne peut pas être justifié et doit être condamné avec force. En réalité, le débat est devenu manichéen. Il fallait être Pour ou Contre cette loi. Je ne porte pas Frigide Barjot dans mon coeur mais j’ai déploré les insultés portées à son égard lorsqu’elle s’est déclarée en faveur de l’union civile entre couples de même sexe.

Je comprends tout à fait le désarroi des homosexuels. Je l’avoue. J’avais une vision pour le moins fausse de l’homosexualité. Comme beaucoup de catholiques, il s’agissait d’un  « monde » (*) que je ne connaissais pas. Or, il y a un domaine qui m’intéresse fortement, celui des médias, domaine où la proportion d’homosexuels est conséquente. Ma vision a ainsi évolué. Si trop souvent, on réduit les catholiques à des intégristes-réactionnaires, les homosexuels ne sont pas toutes des folles. Je sais que, jeune catholique, je ne suis pas le seul à avoir éprouvé un malaise évident devant des couples homosexuels. Reconnaissons le, l’épisode de Sodome et Gomorrhe dans l’ancien Testament n’est pas là pour favoriser l’homosexualité, ni pour lui donner une image bienveillante. Ajoutons que les relations sexuelles sont faites, en principe, pour se reproduire et non pour autre chose. Les homosexuels échappent ainsi à cette norme. Et face à cette situation, il est tentant d’adopter une position morale. Si cette explication n’a pas été avancée clairement lors des débats sur la Manif’ pour Tous, croire qu’elle n’est pas sous-jacente aux positionnements des catholiques est erronée. Si l’on a une vision uniquement morale des choses, ce que je comprends absolument, il convient d’être « parfait ». En particulier, ne pas commettre d’acte susceptible d’aller à l’encontre des préceptes tels que ceux définis par les Dix commandements. Je crois ne pas me tromper en affirmant que rares sont ceux qui peuvent le dire.

Je reconnais une faute que je regrette. Avoir manifesté une fois la loi votée. L’impression était désastreuse. Pour moi, il s’agissait de défendre une société traditionnelle fondée sur un père, une mère et des enfants. Elle n’est pas la meilleure, elle est la moins à pire. La loi semblait ainsi avoir une importance assez secondaire. Ce prisme que j’ai pu adopter n’était pas le bon. En effet, je n’ai jamais pensé un seul instant que la civilisation allait être être détruite par cette loi. L’homosexualité a toujours existé et elle perdurera. Défiler contre cette loi après qu’elle a été votée voulait de facto dire que je m’opposais à ces personnes. Tel n’a jamais été ma pensée. Je crois sincèrement que les tensions auraient été moins fortes sinon nulles si seule l’union civile avait été proposée durant une période moins troublée qu’aujourd’hui. Cette loi semblait être un moyen de contenter une minorité. On me répondra, à juste titre, qu’il existait une inégalité entre les couples homosexuels et hétérosexuels. J’ai longuement développé ici l’idée selon laquelle qu’étant différents, les couples homosexuels et hétérosexuels ne sont pas comparables et ne peuvent pas avoir droit aux mêmes droits. Je continue à le penser.

Le problème n’était pas là. Il aurait été opportun de développer une idée bien plus efficace selon moi. Laisser le mariage aux religions. L’Etat n’a pas à intervenir dans la vie privée des gens. Un notaire ou un avocat permettent d’établir un contrat entre deux personnes consentantes. Il n’en reste pas moins que je reste toujours opposé à cette loi mais je déplore le discours d’une partie de la droite, tel Laurent Wauquiez, qui affirme vouloir revenir sur la Loi Taubira en 2017, et qui dans un même temps se satisfait de la loi Veil. 220 000 avortements par an contre 7 000 mariages homosexuels. Je ne veux pas jeter l’anathème sur ces femmes qui avortent. Ce choix est douloureux et affirmer que supprimer cette loi permettrait de mettre fin à l’avortement est une bêtise sans non. En revanche, fermer les yeux sur les 220 000 IGV annuels et penser que la contraception est LA solution miracle est une faute. Affirmer que la loi Taubira sera supprimée, également.

*Ce monde n’est évidemment pas uniforme, il est aussi hétérogène que peut l’être le catholicisme.

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