De l’affaire Florence Lamblin

par Kephas

A chaque mise en cause d’un homme ou d’une femme politique, on semble revivre une situation similaire. D’un côté, les membres du parti auquel appartient les élu(e)s mis(e)s prennent leur distance en affirmant que «cela relève de la vie privée», qu’il «s’agit d’un choc» et qu’ils «en sont abasourdis» tout en maintenant que la présomption d’innocence existe et qu’il faut la respecter. D’un autre, l’opposition en profite, raillant la permissivité du parti auquel appartient l’élu(e) tout en exigeant la démission immédiate de l’élu(e) concerné(e). D’autres parlent de monde politique pourri. De droite, de gauche, du centre ou des extrêmes, le discours peut se répéter. Pourtant, si les actes qui sont ou qui ont pu être allégués sont vrais, la justice tranchera. La politique n’a rien à voir avec la justice. De même, les commentaires d’une décision de justice quant aux viols de femmes par plusieurs individus est tout à fait indélicat. Pourquoi parler d’une affaire dont personne ne connait ni les tenants, ni les aboutissements à l’exception de témoignages qui bien que bouleversants ne sont qu’une partie infime de la réalité.

Eric Woerth, Dominique Strauss-Kahn, Léon Bertrand, Jacques Chirac, Harlem Désir, Dominique Baudis, Jean-Marc Ayrault et George Tron ont, tous, été accusés par la justice . Certains ont été jugés, quelques uns été condamnés. Des propos tenus par des hommes et des femmes politiques lors de la mise en examen sont considérés après coup comme erronés. Peu s’excuse. Au fond, la question essentielle du débat n’est-elle pas de savoir si le temps de la justice est équivalent à celui de la politique ? Je ne le crois pas

Kephas

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