De la difficulté de croire et d’agir

par Kephas

Tenir un blog est un acte merveilleux et exigeant. Merveilleux, car c’est un sentiment de liberté de pouvoir écrire sur ce que l’on apprécie en le faisant partager. Exigeant, car on éprouve une forte frustration lorsqu’après avoir écrit régulièrement, on ne trouve ni les idées, ni les mots justes pour transmettre son opinion, son idéal aussi, peut-être.

L’article du catholique Koztoujours qui répond à la blogueuse juive et athée Doudette me permet de mettre un terme à cette angoisse de la page blanche.

Tandis que Doudette fait de son athéisme un credo en affirmant qu’elle n’a ni Dieu, ni maitre, du moins spirituel, Koztoujours pense exactement le contraire. Tout deux évoquent de manière commune leur rapport à la religion, au libre-arbitre et leur place dans une société  hiérarchisée. Pour ma part, et de manière plus générale, J’y répondrai par cette question. Au fond, qu’est ce qui pousse un jeune à s’interroger sur son rapport à l’existence, à la présence d’un(e) individu/présence au dessus de nous, à la religion qui plus est catholique en la pratiquant et en l’affirmant ?

L’éducation, avant toute chose, a contribué à me construire. Mes parents m’ont inscrit au cathéchisme et je les accompagnais accompagné de mes soeurs à la messe. C’est aussi une conviction, celle de croire. Croire que tout n’est pas maitrisé, tout n’est pas maitrisable. Tout n’est pas compréhensible. Il reste des mystères qui ne le sont pas, La Trinité, par exemple: que le Père, soit le fils et le Saint-Esprit ne soient qu’un. La religion catholique romaine, ensuite. Une évidence. Les raisons de ces multiples choix et de cet engagement, je les connaissais sans arriver à les expliquer. La contradiction, les débats avec des amis athées ou d’autres confessions, comme les dernières journées mondiales de la jeunesse à Madrid ont su m’aider à mettre les mots sur des débuts de réponses. Je vois le catholicisme romain comme l’application d’une société de la reconnaissance dont l’exemple le plus naturel est ici

Jn 8:1- Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
Jn 8:2- Mais, dès l’aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s’étant assis il les enseignait.
Jn 8:3- Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
Jn 8:4- ils disent à Jésus :  » Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Jn 8:5- Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? « 
Jn 8:6- Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
Jn 8:7- Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit :  » Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! « 
Jn 8:8- Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
Jn 8:9- Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.’
Jn 8:10- Alors, se redressant, Jésus lui dit :  » Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? « 

Il s’agit de protéger les plus faibles de manière apaisée et courageuse. Hors de toute agitation. Comment ? Par l’action, certainement mais est-ce vraiment raisonnable, est-ce vraiment notre rôle ou celui de certains ?

Kephas

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