Kephas

Un catho à contre-courant

Mois : octobre, 2012

#7 Mitt Romney peut-il gagner ?

#7 Mitt Romney peut-il gagner ?.

De l’affaire Florence Lamblin

A chaque mise en cause d’un homme ou d’une femme politique, on semble revivre une situation similaire. D’un côté, les membres du parti auquel appartient les élu(e)s mis(e)s prennent leur distance en affirmant que «cela relève de la vie privée», qu’il «s’agit d’un choc» et qu’ils «en sont abasourdis» tout en maintenant que la présomption d’innocence existe et qu’il faut la respecter. D’un autre, l’opposition en profite, raillant la permissivité du parti auquel appartient l’élu(e) tout en exigeant la démission immédiate de l’élu(e) concerné(e). D’autres parlent de monde politique pourri. De droite, de gauche, du centre ou des extrêmes, le discours peut se répéter. Pourtant, si les actes qui sont ou qui ont pu être allégués sont vrais, la justice tranchera. La politique n’a rien à voir avec la justice. De même, les commentaires d’une décision de justice quant aux viols de femmes par plusieurs individus est tout à fait indélicat. Pourquoi parler d’une affaire dont personne ne connait ni les tenants, ni les aboutissements à l’exception de témoignages qui bien que bouleversants ne sont qu’une partie infime de la réalité.

Eric Woerth, Dominique Strauss-Kahn, Léon Bertrand, Jacques Chirac, Harlem Désir, Dominique Baudis, Jean-Marc Ayrault et George Tron ont, tous, été accusés par la justice . Certains ont été jugés, quelques uns été condamnés. Des propos tenus par des hommes et des femmes politiques lors de la mise en examen sont considérés après coup comme erronés. Peu s’excuse. Au fond, la question essentielle du débat n’est-elle pas de savoir si le temps de la justice est équivalent à celui de la politique ? Je ne le crois pas

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Les réelles vertus d’internet

Indirectement, j’ai trouvé une réponse en écho à l’article publié hier. Grâce à internet. Trop souvent, on a l’habitude de le restreindre à ses excès, en faisant, en particulier, porter une accusation forte sur les réseaux sociaux. De cette façon, il y a quelques jours, Facebook était accusé d’avoir publié des messages privés. A tort. Internet a pourtant des vertus. Elles sont nombreuses. Celle d’unir, notamment.

Il y a l’exemple des «Pigeons», un groupe d’entrepreneurs qui entend s’opposer à une remise en cause de leur statut fiscal. Un tribune publiée sur la site du même nom a été l’élément déclencheur d’un mouvement de contestation en ligne et semble avoir été entendu, par la ministre chargée de l’Economie Numérique. Sans compter le nombre important d’utilisateurs de Twitter ayant manifesté leur soutien par un message. C’est cela même qu’a utilisé par une blogueuse catholique, Lepetitchose. Tôt ce matin, elle informe plusieurs personnes qu’elle connait la mère d’une des deux victimes tuée à Echirolles vendredi dernier et qu’elle a l’intention d’organiser une action commune. L’information circulant, elle me parvient ainsi qu’à certains de mes amis. Dans l’après-midi, une décision est prise et une prière, bien réelle, a eu lieu ce soir. Preuve s’il en est que du virtuel au réel, la frontière est parfois mince. Pour le pire mais aussi pour le meilleur.

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De la difficulté de croire et d’agir

Tenir un blog est un acte merveilleux et exigeant. Merveilleux, car c’est un sentiment de liberté de pouvoir écrire sur ce que l’on apprécie en le faisant partager. Exigeant, car on éprouve une forte frustration lorsqu’après avoir écrit régulièrement, on ne trouve ni les idées, ni les mots justes pour transmettre son opinion, son idéal aussi, peut-être.

L’article du catholique Koztoujours qui répond à la blogueuse juive et athée Doudette me permet de mettre un terme à cette angoisse de la page blanche.

Tandis que Doudette fait de son athéisme un credo en affirmant qu’elle n’a ni Dieu, ni maitre, du moins spirituel, Koztoujours pense exactement le contraire. Tout deux évoquent de manière commune leur rapport à la religion, au libre-arbitre et leur place dans une société  hiérarchisée. Pour ma part, et de manière plus générale, J’y répondrai par cette question. Au fond, qu’est ce qui pousse un jeune à s’interroger sur son rapport à l’existence, à la présence d’un(e) individu/présence au dessus de nous, à la religion qui plus est catholique en la pratiquant et en l’affirmant ?

L’éducation, avant toute chose, a contribué à me construire. Mes parents m’ont inscrit au cathéchisme et je les accompagnais accompagné de mes soeurs à la messe. C’est aussi une conviction, celle de croire. Croire que tout n’est pas maitrisé, tout n’est pas maitrisable. Tout n’est pas compréhensible. Il reste des mystères qui ne le sont pas, La Trinité, par exemple: que le Père, soit le fils et le Saint-Esprit ne soient qu’un. La religion catholique romaine, ensuite. Une évidence. Les raisons de ces multiples choix et de cet engagement, je les connaissais sans arriver à les expliquer. La contradiction, les débats avec des amis athées ou d’autres confessions, comme les dernières journées mondiales de la jeunesse à Madrid ont su m’aider à mettre les mots sur des débuts de réponses. Je vois le catholicisme romain comme l’application d’une société de la reconnaissance dont l’exemple le plus naturel est ici

Jn 8:1- Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
Jn 8:2- Mais, dès l’aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s’étant assis il les enseignait.
Jn 8:3- Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
Jn 8:4- ils disent à Jésus :  » Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Jn 8:5- Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? « 
Jn 8:6- Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
Jn 8:7- Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit :  » Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! « 
Jn 8:8- Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
Jn 8:9- Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.’
Jn 8:10- Alors, se redressant, Jésus lui dit :  » Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? « 

Il s’agit de protéger les plus faibles de manière apaisée et courageuse. Hors de toute agitation. Comment ? Par l’action, certainement mais est-ce vraiment raisonnable, est-ce vraiment notre rôle ou celui de certains ?

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