Réhabilitons le libéralisme !

par Kephas

Trop souvent, on considère qu’être libéral, c’est vouloir une société sans Etat où les plus faibles seraient exclus de la société. Il s’agit, en réalité, d’une erreur profonde d’analyse. Le libéral veut responsabiliser l’individu et l’Etat ne doit pas se substituer à l’homme. Tout le monde en convient, des règles doivent exister, elles sont essentielles. Je rejoins totalement le point de vue de Gaspard Koenig, candidat aux élections législatives pour la troisième circonscription des français de l’étranger, lorsqu’il considère que le libéralisme commence à partir de dix-huit ans et que l’Etat est indispensable. Au Royaume-Uni, il est nécessaire d’inscrire dans une excellente école son enfant de trois ans afin qu’il puisse accéder aux meilleures études supérieures, ainsi, est laissée à l’écart une partie non négligeable de la population. Néanmoins, nous sommes en France très enclins à accuser la société. Toute réforme visant à libéraliser le marché est contestée de part et d’autre. Nous avons ainsi en France un marché très contrôlé des auto écoles. Il faut ainsi débourser au minimum mille euros afin de passer le permis de conduire à une date que l’on ne peut pas choisir. Les pays anglo saxons mettent en place un système qui permet aux futurs conducteurs de choisir eux mêmes les heures d’examen, En outre, c’est le moniteur qui vient chercher son client en voiture !

Cécile Duflot, nouvelle Ministre de l’Égalité des Territoires et du Logement, propose d’encadrer les loyers. Cette mesure, anti libérale, est inefficace, comme le démontre Pascal-Emmanuel Gobry sur Atlantico.

La concurrence entraine un abaissement substantiel des coûts. L’arrivée de Free sur le marché des mobiles est salutaire car il a entrainé une baisse des coûts pour le client. Certes, des emplois chez SFR sont, ainsi, menacés, mais en parallèle, les groupes déjà bien implantés sur le marché national doivent innover. La 4G va ainsi se développer et créer de nouveaux marchés.

Suivant cette même idée, Valérie Pécresse, en mettant en place l’autonomie des universités permet à la France de concurrencer les universités anglo saxonnes. Des synergies se créent, le plateau de Saclay accueillera ainsi dans plusieurs années des grandes écoles comme des universités.

Pourtant, des enseignants, toujours plus nombreux, partent à l’étranger car ils sont trop peu payés. Peut-on considérer comme normal qu’un maitre de conférences ou même un professeur agrégé gagne le SMIC après des années d’études acharnées ? Ces femmes et ces hommes ont fait le choix, généreux, du secteur public, ils doivent être rémunérés à leur juste valeur. Donnons à l’Education Nationale et à l’Enseignement Supérieur les moyens de se développer, privilégions, par exemple, les accords avec le secteur privé. Il y a vingt-ans ans, au Qatar, le lycée français a été construit grâce à Total et Paribas. Les entreprises privées, moyennes ou grandes, peuvent remplacer judicieusement l’Etat. Pensons aussi aux mécènes et les actions menées par les entreprises en faveur d’associations par le biais d’Admical.

Croire que l’Etat peut tout faire à n’importe quel prix est une erreur. Nous n’en avons pas les moyens.

Donnons plus de liberté à nos entreprises. Elles ont montré qu’elles étaient essentielles. Les brimer ne sert à rien.

Kephas

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