Triches

par Kephas

 

En temps normal, je publie un article chaque week-end. Cette semaine, je comptais ainsi vous faire partager un texte sur un philosophe, ancien Ministre, qui tient de nombreux propos que j’approuve et apprécie. Il s’agit de Luc Ferry. Un évènement imprévu en a décidé autrement.

 

Passant une épreuve de langue à l’écrit, il y a quelques jours, j’ai surpris ma voisine en train de tricher. Cette dernière, son blackberry dans sa trousse, traduisait, son texte en tapotant sur son clavier. Je reconnais bien volontiers qu’il s’agit d’un sujet mineur face à l’actualité nationalité, à la dette, à l’élection présidentielle mais tout de même important.

 

Certes, il m’arrive arrivé de jeter un oeil autour de moi, pour voir où en étaient mes voisins mais jamais je n’aurai pu franchir un seuil supplémentaire. Celui de tricher. Au delà d’un simple jugement de valeur que l’on pourrait facilement porter et qui n’aurait, au fond, aucun intérêt. Un question se pose en réalité. Comment transmettre le savoir ?

 

Si l’on souhaite que les élèves ou les étudiants disposent de documents de travail lors des examens, ne délaisse t on pas l’apprentissage simple d’informations et d’analyses qui en résulte face aux problèmes posés par le sujet afin de privilégier une certaine qualité de réflexion ?

 

Dans le cas où cette règle n’est pas acceptée, n’est-ce pas un profond déséquilibre pour les étudiants sérieux qui ne se verront pas récompensés ? Ne s’agit-il pas, en donnant des diplômes à ceux qui ne le méritent pas de décrédibiliser notre système éducatif ?

 

 

 

S’il peut sembler intéressant d’étudier la première hypothèse, la seconde me semble plus raisonnable.

 

 

 

Une nouvelle question peut alors être soulevée. Que faire des étudiants qui copient ?

 

Il n’est pas rare de voir des élèves écoper d’un zéro après avoir recopié des devoirs entiers déjà rédigés lors des devoirs rédigés à la maison. Si cela a toujours existé, internet a facilité l’accès à ce type d’informations. Je n’appartiens pas au corps de l’Education Nationale et je ne suis pas là pour dire ce qui est bien ou mal. Néanmoins, afin d’éviter toute triche, il est nécessaire d’appliquer systématiquement une sanction sévère à l’encontre de ceux qui commettent ce type de méfaits. Cela permettra d’éviter le dilemme que beaucoup ont. Celui de se terrer dans la silence, de ne rien dire, celui de tout avouer, quitte à en paraitre ridicule ou être tenté de mettre les pratiques observées en application.



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