Vie privée, vie publique, l’exemple François Bayrou

par Kephas

Par tradition et conviction, je me situe politiquement à droite, j’estime que la dette est un sujet prioritaire, que l’homme doit être encouragé à entreprendre, que si des mesures de protection doivent exister pour ne pas laisser les plus fragiles d’entre nous de côté (en préservant notamment notre modèle de santé qui permet à ceux qui sont malades de se soigner dans des conditions décentes), il ne faut pas négliger les corps intermédiaires qui doivent être valorisés. Je suis intimement convaincu que les associations, l’action individuelle peuvent ainsi limiter les carences d’un Etat qui ne peut, ni ne doit tout faire. Je croyais sincèrement à la société de la reconnaissance d’Hervé Morin, idée certainement utopique mais qui avait le mérite de n’exclure personne, en mettant en valeur le rôle de chacun dans la société, sans faire preuve de communautarisme, aucune.

L’insécurité doit également être combattue. Agressé à plusieurs reprises, je sais comme il peut sembler dur de prendre le train à six heures du matin, chaque samedi, la peur au ventre, toujours aux aguets, par crainte de se faire agresser, que le laxisme n’a rien de bon, que la répression doit nécessairement exister mais que la volonté de certains de commettre des délits est aussi dû à un problème d’éducation, de la faillite d’un système où les hommes ne croient plus en rien, ni à l’idée de construire une famille, ni à celle d’accepter que tout ne peut être contrôlé, tout n’est pas acceptable et que quelque chose nous dépasse nécessairement. Ayant l’occasion d’assister plusieurs fois par mois à des procès, il est frappant de voir les circonstances qui poussent les prévenus à passer à l’acte (pour les délits routiers, par exemple), cela en est d’une tristesse inouie. Certaines règles doivent exister. La liberté s’inscrit dans un cadre de règles préalablement définies, de limites à ne pas franchir, et qu’il faut les respecter

L’éducation est aussi un sujet d’importance, ce qu’on demande à l’école est inadéquat, elle est là pour instruire, non pour éduquer. Sur certains de ces sujets, j’en consacrerai des articles bien plus en fournis.

Il s’agit désormais d’évoquer le nom de François Bayrou. C’est un homme dont je ne comprends pas la démarche politique. Il est catholique pratiquant, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à deux reprises, notamment ce soir, à la sortie de ma paroisse. Ayant eu l’occasion de discuter avec l’une de ses proches, j’ai su et compris à quel point sa foi était profonde, plusieurs exemples, relatifs à sa vie privée et dont il est inopportun de les publier ici, m’ont été donnés et je n’ai pas de raison de mettre en doute ses convictions les plus profondes. Néanmoins, je m’interroge. Comment agir en tant que Chrétien en politique ? Doit-on à ce point dissocier vie privée et vie publique ? On peut qu’observer que Christine Boutin a le courage de vivre en totalement adéquation avec la doctrine de l’Eglise (sur laquelle on reviendra). François Bayrou fait un choix radicalement différent. Il dissocie sa vie politique, de sa vie privée. L’exemple le plus frappant est celui se référant aux sujets de société, sur lesquels Koztoujours revient avec son habileté habituelle. A ces questions, je n’ai pas de réponse, j’aurai tant aimé en avoir.

Kephas

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