De l’art de rendre hommage

par Kephas

La disparition d’une personnalité crée toujours un sentiment particulier. Les mots “cancer”, “alzheimer” sont rarement prononcés, on parle ainsi plus volontiers d’une longue maladie. On craint la mort, on n’utilise alors des termes biaisés comme “Il est parti”, “Il s’en est allé”. Des hommages abondants sont également rendus, tant de la part d’anonymes interrogés qui se souviennent, émus, de l’oeuvre du défunt, que du Ministre de la Culture qui insiste, quant à lui,  sur “l’apport incontestable de cette figure qui a contribué à la réussite française en marquant durablement son époque”. Un second rôle de cinéma qui n’avait eu droit, jusqu’alors, qu’à une simple indifférence aura droit à l’hommage de la profession toute entière, d’autres, qui auront exercé une influence véritable, ne se verront pas mêmes remerciés, ou si peu. Le plus frappant est la vénération qui entoure ceux qui sont morts prématurément. Claude François, Daniel Balavoine, malgré leurs chansons entraînantes auraient-ils été autant diffusés s’ils avaient pu continuer à vivre. Nul ne le sait. La mort d’autrui est donc non seulement, une mise sous silence des éventuels défauts de la personne défunte, Mickael Jackson en est l’exemple flagrant, mais aussi reconnaît tardivement, hélas, les qualités innombrables qui n’avaient pas, forcément, été reconnues à leur juste valeur.





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