Kephas

Un catho à contre-courant

Pourquoi et comment suis-je devenu pro-israélien.

Je l’avoue. Sur la question israélienne, je me suis très souvent égaré: J’ai pris le parti de la cause arabe en critiquant les positions de l’Etat hébreux. Mon principal reproche étant l’utilisation des forces armées par Israël, que j’ai pu considérer comme inutile, et voyant le dialogue comme seule et unique solution aux crises existantes dans la région. Les quatre merveilleuses années passés au Moyen-Orient et mon retour en France, pays dont les dirigeants manifestent une arabophilie exacerbée, n’y sont pas étrangers. Ainsi, je ne suis pas resté insensible à certains propos de Jacques Chirac qui émettait notamment de fortes réserves quant à l’attitude d’Israël lors de la Seconde Intifada.
De fait, il est difficile de ne pas rester neutre quand on imagine l’affrontement entre un blindé de l’Etat hébreux et un enfant palestinien.

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De même, il est difficile de croire Bernard Henri-Lévy dans sa défense infatigable d’Israël qui pose de manière ridicule tant avec sa femme que devant des scènes de guerre.

Pour autant, j’ai largement évolué. Pour cela, mon changement de positionnement s’est fait en plusieurs étapes
Avant tout, j’ai pu bénéficier du soutien et de marques d’amitié absolus d’un ami juif lors des journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid. Cela m’a beaucoup marqué.
Ensuite, une conférence prodiguée en septembre dernier, par le politologue Alexandre del Valle a été pour moi d’une grande importance. Elle m’a permis de me rendre compte qu’au fil du temps des images toutes faites s’étaient peu à peu immiscées dans mon esprit et avaient forgées une conviction: celle d’éprouver une défiance à l’encontre d’Israël .
Mes torts les plus importants ont été de me fonder sur mes faibles acquis et de croire qu’il s’agissait d’un conflit entre les israéliens et les palestiniens alors que la réalité est tout autre.
Le Hamas est un poison. Sous prétexte de défendre la cause palestinienne, elle l’annihile. Reconnue comme organisation terroriste, cette organisation se sert de ses enfants pour faire des attentats suicides. Elle refuse l’existence même d’Israël L’Espagne refuse tout dialogue avec ETA ? Pourquoi faudrait-il accepter que la communauté internationale accepte le dialogue avec le Hamas ?
Il est facile d’objecter que les palestiniens viennent dans la misère et que les Israéliens les maintiennent en étau. A cela une simple question. Pourquoi les pays producteurs de pétrole, qui bénéficient d’une manne financière considérable, n’aident pas la Palestine ? En réalité, pour eux, la Palestine n’est qu’un prétexte. Elle n’est qu’un moyen de cacher misérablement toute les entraves faites à l’encontre des minorités chrétiennes qui ne peuvent exercer une religion chez eux. Certes, Israël n’est pas parfait (mais quel pays l’est?) et j’éprouve de fortes réserves quant à la construction de nouveaux logements sur le Territoire Palestinien mais lorsque Israël sera enfin reconnue par les pays arabes, que les attentats suicides cesseront et que les minorités religieuses pourront librement se manifester, il sera possible d’ouvrir la porte au dialogue. Céder sur ces trois principes, c’est vouloir l’aggravation de la situation au Proche-Orient.

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Le principal, c’est l’accessoire

La charge portée à l’encontre de Gaspard Gantzer est minable. Le nouveau conseiller chargé de la communication auprès de l’Elysée est accusé d’avoir consommé de la drogue. Pour une fois bien mal inspiré, Le Lab a retrouvé une image de cet homme fumant ce qui semble constituer un joint. L’intérêt de cette information me laisse songeur. D’une part, rien ne prouve que cela soit un pétard et d’autre part, cet homme n’est pas un personne public, de surcroît, il n’est pas membre du gouvernement – et encore moins ministre de l’Intérieur. Il n’est en aucun cas chargé de lutter contre la drogue. Et si tel était le cas, il serait le mieux à même de juger des conséquences de la consommation de ce produit. Cette transparence est inquiétante. Elle est inquiétante car elle est parcellaire.
Telle l’affaire Aquilino Morelle qui a choqué non par l’évocation d’un conflit d’intérêt supposé avec des laboratoires mais par la présence récurrente d’un cireur particulier au sein même de l’Elysée.
Pensons à Jérôme Cahuzac poursuivi pour avoir possédé un compte bancaire non déclaré à l’étranger. L’origine des fonds n’ayant que peu été questionné. Dernier exemple, l’affaire Tapie. Un arbitre a manqué de mentionner les liens passées avec l’ancien président d’Adidas  Cette faute serait bien plus importante que la gestation catastrophique du Crédit Lyonnais, nationalisé, ayant conduit à la situation actuelle. Je conçois absolument que le symbole est important mais de là à ce que l’accessoire supplante le principal, je ne suis pas convaincu de la justesse de cet état de fait.

 

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Syrie, retours d’otages: les leçons d’une libération…. Philippe Rochot.

Philippe Rochot... Reportages pour mémoire...

Le scénario des affaires d’otages à quelque chose d’immuable. Dans un premier temps, des hommes sont capturés dans quelque région du monde où sévissent des groupes rebelles en conflit avec la France et l’opinion s’étonne : « qu’allaient ils faire dans cette galère »?

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La Une du Monde, photo de Jean-Claude Coutausse qui s’est pleinement investi sur le conflit syrien..

Puis avec les mois qui passent, la compassion et la solidarité prennent le dessus. Un comité de soutien plus ou moins influent se met en place, des banderoles s’étalent sur les façades de quelques mairies. Les otages sont cités dans la presse, leurs cas évoqués lors d’un anniversaire ou quand les ravisseurs se manifestent…
Au bout de quelques mois, les médias dénoncent la durée insupportable de la captivité, s’étonnant de l’inaction du pouvoir en place mais le gouvernement s’abrite derrière la discrétion indispensable pour mener à bien toute négociation..
Quand les otages…

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Le libéralisme et la pauvreté

« Tu n’as pas d’empathie car tu es libéral ». Cette phrase prononcée hier contre moi m’a fait réfléchir. En effet, elle illustre parfaitement la vision du libéral. Un homme, blanc, quinquagénaire, travaillant dans le monde de la finance, ayant fait HEC, la London Business School, profondément immoral, cynique et issu d’un milieu privilégié. La seule difficulté à laquelle il aurait été confronté aurait été de naître. Et évidemment, il habite Paris ou une grande capitale européenne.

Cette image est fausse. Profondément fausse (et aussi peu sympathique pour les personnes décrites plus haut ayant l’une de ces caractéristiques).

Le libéral n’entend pas nier les difficultés de l’existence. Bien au contraire. Il tient compte de la réalité de la société. A l’image des hommes, la société est imparfaite et est profondément inégalitaire. Le libéral ne veut pas que des individus suivent un chemin unique mais sait que différentes voies doivent lui être offertes. Il veut développer un système d’éducation décentralisé offrant à chaque élève ce dont il a besoin. Moins l’Etat intervient dans la société, mieux la société se porte. Les associations en savent beaucoup plus sur les individus que l’Etat engoncé dans une lourdeur centralisatrice, administrative et bureaucratique. Les Restos du Coeur sont les mieux à même de savoir ce dont ont besoin ceux qui souffrent.

Le libéral ne nie pas la pauvreté mais la combat. En effet, Milton Friedman a envisagé cette question. Il s’agit d' »un minimum vital diminué progressivement au prorata des gains obtenus par leur travail basé sur un pourcentage du revenu d’insertion« . Si des inégalités continuent à exister, elles ne doivent pas être combattues par l’Etat. Je conçois totalement la dureté de cette sentence. Mais qui peut croire que nous sommes tous égaux ? Jamais, je n’aurai le niveau d’un joueur de football jouant dans l’Equipe de France ou  la possibilité de devenir pilote de chasse. Je veux simplement faire ce que je souhaite, si je le souhaite, en tenant compte de ce que la nature a pu me doter (*). L’Etat n’a rien à y faire. De même, le libéral défend la suppression du SMIC. Pour lui, le plus important est d’inciter à embaucher, le SMIC étant un frein. Evidemment, il sait parfaitement qu’un SMIC ne permet pas de vivre de manière correcte. C’est pour cela qu’il veut, en plus de l’impôt négatif, la baisse des charges et de la dépense publique pour que le salaire versé à la fin du mois soit plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui.

Pour autant, l’Etat ne doit pas être inexistant mais seulement être à sa juste place. La justice et la police doivent avoir les moyens nécessaires pour se développer. Par ailleurs, être libéral ne signifie pas vivre sans règle. Les lois, fixées par la puissance publique, doivent être respectées, mais n’ont pas à être alourdi, année après année.

Le libéral entend simplement faire preuve de responsabilité. Il souhaite que l’individu puisse s’épanouir et pense que le rôle de l’Etat n’est pas d’intervenir en ce sens. En réalité, le libéral, dans sa manière d’envisager la société, n’est pas un idéaliste.

(*) Aucun sous-entendu graveleux…

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Le fiasco de la stratégie anti-FN du PS

De l’échec du front républicain…

L(B)LOG

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Parmi les nombreuses leçons que l’on peut d’ores et déjà tirer du scrutin municipal du 23 mars, sans même attendre le 2nd tour dimanche prochain, il y a celle de l’échec de la stratégie mise en place par la gauche en général et le PS en particulier pour contrer le Front national depuis des années. Celui-ci non seulement continue de progresser en voix au niveau national mais est désormais en passe de s’implanter localement sur l’ensemble du territoire, y compris en dehors de ses zones de force traditionnelles.

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Nostalgie (The Grand Budapest Hotel, 2014)

Blog de Gaspard Hohenfels

The_Grand_Budapest_Hotel_PosterSouvent perçue comme un sentiment dangereux, la nostalgie n’a pas très bonne presse.

Traduisant un goût un peu trop prononcé pour époque révolue, elle est rapidement associée à un conservatisme bas du front voire à une complaisance coupable envers les crimes et turpitudes de nos ancêtres. En tout cas de l’avis de ceux qui voient l’Histoire comme une grand trait tiré entre la barbarie et la civilisation. (Au point que revendiquer une certaine nostalgie sert parfois de faire-valoir à ceux qui veulent se donner une allure réac.)

Pourtant il y a un auteur connu et largement apprécié, Stefan Zweig, dont la nostalgie est très présente dans son œuvre. Après tout, on n’écrit pas des centaines de pages sur Le Monde d’hier sans quelques regrets.

Justement, c’est Stefan Zweig et ses livres qui ont inspiré Wes Anderson, réalisateur du très réussi Grand Budapest Hotel. Menée par un Ralph Fiennes flamboyant et…

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